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Tereos transforme des matières premières agricoles en sucre, en alcool et en amidon.

04 octobre 2017
[Presse] les Echos - Alexis Duval s'exprime sur la fin des quotas sucriers

Aujourd'hui Alexis Duval s'exprimait dans la tribune des Echos sur les enjeux liés à la fin des quotas.

TRIBUNE DES ECHOS du 04/10/2017

Exporter, notre salut face à la fin de quotas sucriers

L’UE a mis un terme aux quotas sucriers le 30 septembre dernier. La filière française a tout intérêt à miser sur l’export pour tirer profit d’un marché désormais dérégulé.

Depuis le 30 septembre dernier, le marché européen du sucre a cessé d'exister tel que nous le connaissions depuis cinquante ans. Régi par un système de quotas depuis 1968, il s'ouvre aujourd'hui  aux vents de la déréglementation. L'ensemble des acteurs de la filière sucrière française devra relever ce défi dans les années à venir.

Cette situation était connue depuis 2014 et beaucoup a déjà été fait pour s'y préparer. Il s'agit pour la filière d'aborder l'échéance sans crainte excessive, mais avec lucidité, confiance et détermination. Lucidité quant aux enjeux nouveaux qui s'imposent à elle, confiance dans ses atouts, détermination dans son action.

Trois enjeux seront déterminants pour que la France, premier pays au monde pour le sucre de betterave, occupe une place à la hauteur du potentiel dont elle dispose : répondre au défi de la compétitivité dans un marché plus concurrentiel et nécessairement tourné vers l'exportation, de la gestion de la volatilité dans un environnement plus cyclique, et celui de répondre aux nouvelles attentes des consommateurs et de la société. C'est l'intérêt de tous : agriculteurs, salariés, filières agroalimentaires utilisatrices de sucre, consommateurs et citoyens.

Poursuivre les efforts

Depuis plusieurs années, la filière a engagé des efforts majeurs d'adaptation pour préparer cette révolution : sur le plan agronomique, pour faire progresser les rendements et sur le plan industriel, pour réduire les coûts de production. En matière de compétitivité, la filière sucrière française a fait des progrès considérables. Au point de redevenir compétitive sur certaines zones à l'exportation, ce qui était loin d'être le cas il y a quelques années. Alors que la France concentrera dès cette année plus de la moitié des excédents de production européens, l'exportation n'est plus un choix mais une nécessité.

Les acteurs français devront poursuivre leurs efforts pour reconquérir la place que la filière française mérite sur le marché européen et sur le marché mondial. Il s'agit de tirer pleinement parti de la préférence communautaire et de la croissance démographique en Afrique et en Asie.

La réussite à l'export passe également par une poursuite de l'ouverture et de l'internationalisation des entreprises sucrières françaises. Il s'agit pour la filière française de pouvoir s'appuyer sur des entreprises françaises conquérantes à l'international, alors que suite à la réforme le champ d'action n'est plus français ni même européen mais mondial.

Nouveau défi

La volatilité et l'incertitude induites par la déréglementation constituent un nouveau défi pour la filière. Il s'agira de ne pas céder à la facilité d'un court-termisme incompatible avec les enjeux à relever. La contractualisation des productions agricoles devra encourager et valoriser l'engagement dans la durée, condition indispensable à la réalisation des investissements matériels et humains qui permettront d'apporter des solutions en termes de compétitivité et de durabilité.

Déjà, des pistes intéressantes se dégagent : chez Tereos, par exemple, un prix minimum de la tonne de betterave est garanti aux agriculteurs pour au moins deux années, afin d'apporter de la visibilité et de protéger le revenu betteravier d'une volatilité des prix forcément accrue par la libéralisation.

L'accent doit aussi être mis sur la recherche et l'innovation. Les efforts entrepris par la filière dans le cadre du projet Aker pour développer les rendements de la betterave en sont un bon exemple. Il s'agit aussi des attentes nouvelles de la société et des consommateurs en termes de durabilité, d'économie circulaire et de santé. La formation et l'innovation doivent y contribuer.

Ces défis, si nous savons les relever - et je suis convaincu que nous avons les atouts pour le faire - sont autant d'opportunités à saisir pour que la France réussisse et occupe toute sa place dans un marché sucrier désormais libéralisé.

Alexis Duval 

Retrouvez la version en ligne : https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030640468083-exporter-notre-salut-face-a-la-fin-des-quotas-sucriers-2119216.php

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